Vous venez d’acheter une trottinette électrique ou vous l’utilisez déjà pour vous rendre au travail, faire vos courses ou vous déplacer en ville ? Avant de prendre la route, il est indispensable de savoir quel équipement est obligatoire en trottinette électrique. La réglementation ne concerne pas seulement le conducteur : elle impose également plusieurs dispositifs directement installés sur l’engin.
Feux avant et arrière, avertisseur sonore, freins, éléments réfléchissants, gilet de haute visibilité, casque ou encore assurance : il est facile de confondre les accessoires simplement recommandés avec ceux qui sont réellement imposés par le Code de la route. Une confusion peut conduire à circuler sans protection suffisante, mais aussi à recevoir une amende lors d’un contrôle.
Dans ce guide, nous allons distinguer clairement les équipements obligatoires sur la trottinette, ceux que le conducteur doit porter et les protections facultatives qui restent vivement conseillées. Vous trouverez également un tableau récapitulatif, une vidéo explicative, une checklist avant départ et des réponses détaillées aux questions les plus fréquentes.
🔎 La réponse en quelques secondes

Pour circuler légalement sur la voie publique en France, une trottinette électrique doit notamment posséder un système de freinage efficace, un avertisseur sonore, des feux de position avant et arrière ainsi que des dispositifs rétro-réfléchissants.
Le conducteur doit également porter un gilet de haute visibilité ou un équipement rétro-réfléchissant la nuit et lorsque la visibilité est insuffisante. Le casque n’est pas systématiquement obligatoire en agglomération, mais il demeure fortement recommandé. Une assurance de responsabilité civile adaptée aux engins de déplacement personnel motorisés est par ailleurs obligatoire.
Quels équipements sont obligatoires en trottinette électrique ?
La réglementation française distingue les équipements qui doivent être présents en permanence sur l’engin et ceux que le conducteur doit porter uniquement dans certaines circonstances. Un casque peut par exemple être vivement conseillé sans être obligatoire dans la majorité des déplacements urbains, tandis qu’un avertisseur sonore doit être installé sur la trottinette utilisée sur la voie publique.
| Équipement | Obligatoire ? | Dans quelle situation ? | Utilité principale |
|---|---|---|---|
| Système de freinage | ✅ Oui | En permanence | Ralentir et immobiliser l’engin en sécurité |
| Feu avant | ✅ Oui | La trottinette doit en être équipée | Voir la route et signaler sa présence |
| Feu arrière | ✅ Oui | La trottinette doit en être équipée | Être visible par les usagers arrivant derrière |
| Dispositifs rétro-réfléchissants | ✅ Oui | En permanence sur l’engin | Réfléchir la lumière des autres véhicules |
| Avertisseur sonore | ✅ Oui | En permanence | Avertir les autres usagers d’un danger |
| Gilet ou équipement rétro-réfléchissant | ✅ Selon les conditions | La nuit ou lorsque la visibilité est insuffisante | Rendre le conducteur visible de loin |
| Casque | ⚠️ Généralement non | Obligatoire dans certains cas particuliers hors agglomération | Limiter le risque de traumatisme crânien |
| Gants et protections articulaires | ❌ Non | Recommandés à chaque trajet | Protéger les mains, les coudes et les genoux |
| Assurance responsabilité civile EDPM | ✅ Oui | Dès que l’engin est utilisé | Couvrir les dommages causés à autrui |
⚠️ Important : un accessoire utile n’est pas nécessairement un équipement obligatoire. À l’inverse, un petit dispositif que l’on remarque peu, comme un catadioptre ou un avertisseur sonore, peut être imposé par la réglementation.
Les équipements obligatoires directement installés sur la trottinette
Une trottinette électrique est juridiquement considérée comme un engin de déplacement personnel motorisé, souvent abrégé EDPM. Pour circuler sur la voie publique, elle doit donc respecter certaines caractéristiques techniques. Il ne suffit pas qu’elle puisse avancer et freiner : elle doit également permettre au conducteur d’être vu, d’avertir les autres usagers et de s’arrêter dans des conditions normales de sécurité.
Un système de freinage efficace
Toute trottinette électrique doit être équipée d’un système de freinage. Selon le modèle, celui-ci peut prendre la forme d’un frein à disque, d’un frein à tambour, d’un frein électronique, d’un frein mécanique ou d’une combinaison de plusieurs dispositifs. L’essentiel est que le système soit suffisamment efficace pour ralentir puis immobiliser l’engin.
La présence d’un frein ne garantit cependant pas qu’il fonctionne correctement. Des plaquettes usées, un disque voilé, un câble détendu ou un réglage insuffisant peuvent allonger fortement la distance d’arrêt. Cette différence devient particulièrement importante sur une chaussée mouillée, dans une descente ou lorsqu’un piéton traverse soudainement.
Conseil d’entretien 🛠️ : avant un trajet important, testez vos freins à faible vitesse dans un espace dégagé. Le levier ne doit pas venir complètement toucher la poignée et la trottinette ne doit pas tirer brutalement d’un côté pendant le freinage.
Un feu de position à l’avant
La trottinette doit posséder un feu avant produisant une lumière blanche ou jaune non éblouissante. Son rôle n’est pas seulement d’éclairer la chaussée : il permet également aux automobilistes, cyclistes et piétons de comprendre qu’un véhicule arrive dans leur direction.
Un éclairage placé très bas, comme c’est souvent le cas sur une trottinette, peut devenir difficile à distinguer au milieu des phares, des vitrines et de l’éclairage urbain. Il faut donc vérifier régulièrement que le feu reste propre, bien orienté et suffisamment puissant. Une batterie presque déchargée peut également réduire son intensité lumineuse.
Un feu de position à l’arrière
Un feu rouge doit être présent à l’arrière de l’engin. Il permet aux véhicules qui arrivent derrière vous d’évaluer votre position et votre trajectoire. C’est un point particulièrement important lorsque vous circulez sur une chaussée autorisée sans piste cyclable, car la différence de vitesse avec une voiture peut être importante.
Sur certains modèles, le feu arrière s’intensifie pendant le freinage. Cette fonction améliore la compréhension de vos intentions, mais elle ne dispense pas de vérifier la présence et le fonctionnement du feu de position réglementaire.
Des dispositifs rétro-réfléchissants
Les dispositifs rétro-réfléchissants, également appelés catadioptres, renvoient la lumière produite par les phares des autres véhicules. Contrairement à une lampe, ils n’ont pas besoin de batterie. Ils continuent donc à contribuer à votre visibilité même si l’éclairage électrique tombe en panne.
Ils doivent rester propres et visibles. De la boue, une sacoche mal placée, un adhésif décoratif ou une modification de la trottinette peuvent réduire leur efficacité. Après avoir personnalisé votre engin, vérifiez toujours que les éléments réglementaires n’ont pas été masqués.
Un avertisseur sonore audible
La trottinette doit être équipée d’un avertisseur sonore permettant de signaler sa présence. Une voix ou un simple bruit produit en tapant sur le guidon ne remplace pas un véritable dispositif. L’avertisseur doit être accessible sans obliger le conducteur à lâcher complètement le guidon ou à quitter longuement la route des yeux.
Son objectif est de prévenir un danger immédiat : piéton qui s’engage sur la piste cyclable, véhicule qui commence une manœuvre, cycliste qui se déporte ou usager qui ne vous a pas remarqué. Pour améliorer cet élément essentiel de sécurité, vous pouvez consulter notre sélection de klaxons pour trottinette électrique.
« Un bon avertisseur ne remplace jamais l’anticipation. Il sert à confirmer votre présence lorsque le danger apparaît, pas à forcer le passage. »
Quels équipements le conducteur doit-il obligatoirement porter ?

Les obligations du conducteur varient selon l’heure, la visibilité et le type de voie empruntée. Il faut donc éviter une réponse trop simpliste du type « le casque et le gilet sont obligatoires » ou, à l’inverse, « aucun équipement n’est obligatoire ». La réalité dépend des conditions dans lesquelles la trottinette est utilisée.
Le gilet de haute visibilité la nuit ou lorsque la visibilité est insuffisante
Lorsque vous circulez la nuit ou durant la journée si la visibilité est insuffisante, vous devez porter un gilet de haute visibilité ou un équipement rétro-réfléchissant conforme. Cette obligation ne dépend pas uniquement de l’heure affichée sur votre téléphone. Une forte pluie, du brouillard, des chutes de neige, un passage très sombre ou une luminosité particulièrement faible peuvent justifier son utilisation.
Le gilet doit être porté de manière visible. Le ranger dans un sac ne suffit pas pendant le trajet. Une veste ou un sac à dos peut également masquer une grande partie de sa surface réfléchissante. Il faut donc le positionner au-dessus des vêtements ou choisir un équipement rétro-réfléchissant réellement visible dans votre configuration de conduite.
Pour disposer d’un équipement adapté aux déplacements nocturnes et aux mauvaises conditions météorologiques, découvrez nos gilets réfléchissants et fluorescents.
Pourquoi la visibilité du conducteur ne remplace pas l’éclairage de l’engin
Le gilet et les feux ne remplissent pas exactement la même fonction. L’éclairage indique la présence et l’orientation de la trottinette, tandis que le vêtement réfléchissant aide les autres usagers à identifier la silhouette du conducteur. Une lumière arrière très basse peut être momentanément cachée par une voiture, un élément de mobilier urbain ou une différence de niveau de la chaussée. Le haut du corps reste généralement plus facile à distinguer.
À l’inverse, une bande réfléchissante n’émet pas de lumière par elle-même : elle doit recevoir celle d’un phare pour devenir très visible. La combinaison des deux dispositifs offre donc une protection plus cohérente qu’un équipement utilisé seul.
Le casque est-il obligatoire en trottinette électrique ?
Dans la majorité des déplacements urbains autorisés, le casque n’est pas légalement obligatoire pour conduire une trottinette électrique. Cela ne signifie pas qu’il est inutile. Une chute peut survenir à faible vitesse en raison d’un nid-de-poule, de gravillons, d’une bordure, d’une portière qui s’ouvre ou d’un freinage d’urgence.
À la différence d’un automobiliste, le conducteur d’une trottinette ne bénéficie ni d’une carrosserie, ni d’une ceinture de sécurité, ni d’un habitacle absorbant une partie du choc. La tête peut alors heurter directement le sol, un trottoir ou un autre véhicule. Le port d’un casque correctement ajusté constitue donc l’une des mesures de protection les plus importantes, même lorsqu’il reste facultatif.
Dans quel cas le casque devient-il obligatoire ?
Hors agglomération, la circulation des trottinettes électriques est normalement limitée aux voies vertes et aux pistes cyclables. Une autorité locale peut toutefois autoriser leur circulation sur certaines routes dont la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 80 km/h.
Dans cette situation dérogatoire, le conducteur doit notamment porter un casque attaché et conforme, un équipement de haute visibilité et un dispositif d’éclairage complémentaire. Les feux de position de l’engin doivent alors rester allumés de jour comme de nuit.
Ne confondez pas vitesse autorisée et vitesse de l’engin : cette exception concerne une route pouvant être limitée jusqu’à 80 km/h. Elle ne permet pas à la trottinette de dépasser sa vitesse maximale autorisée par construction.
Comment reconnaître un casque adapté ?
Un casque utile doit être à la bonne taille, correctement positionné et attaché. Un modèle trop large peut basculer au moment du choc, tandis qu’un casque trop serré devient inconfortable et risque d’être moins souvent porté. La sangle doit maintenir le casque sans gêner la respiration ni les mouvements de la tête.
Pour une utilisation urbaine à vitesse réglementaire, un casque conçu pour le vélo, le skateboard ou les mobilités urbaines peut convenir s’il répond à une norme adaptée à l’usage annoncé par le fabricant. Pour une pratique plus exposée, sur terrain accidenté ou avec un risque de chute accru, une protection plus enveloppante peut être pertinente.
L’assurance est-elle obligatoire pour une trottinette électrique ?
Oui. Même si elle ne se porte pas et ne se fixe pas au guidon, l’assurance fait partie des obligations essentielles du conducteur. La trottinette électrique étant un véhicule terrestre à moteur, son utilisation doit être couverte par une assurance de responsabilité civile adaptée.
Cette garantie intervient lorsque vous causez un dommage à une autre personne. Il peut s’agir d’un piéton blessé, d’un vélo endommagé, d’un véhicule rayé ou d’un objet détérioré pendant un accident. Les montants en jeu peuvent rapidement devenir importants, notamment en présence de blessures.
La responsabilité civile incluse dans un contrat d’habitation classique ne couvre pas systématiquement la conduite d’une trottinette électrique. Il est donc préférable de demander une confirmation écrite à son assureur et de vérifier que la marque, le type d’engin et les conditions d’utilisation correspondent bien au contrat.
Conseil pratique 📄 : conservez une attestation d’assurance facilement accessible sur votre téléphone et, si possible, une copie hors ligne. Vous pourrez ainsi la présenter même si votre connexion mobile est mauvaise.
Les équipements non obligatoires mais vivement recommandés
Respecter la liste minimale imposée par la loi permet de circuler légalement, mais cela ne supprime pas tous les risques. L’équipement recommandé doit être choisi en fonction de la fréquence des trajets, du type de chaussée, de la météo, de la densité de circulation et de l’expérience du conducteur.
Les gants de protection
Lors d’une chute, le premier réflexe consiste souvent à tendre les mains pour amortir l’impact. Les paumes, les doigts et les poignets sont donc particulièrement exposés aux abrasions et aux blessures. Des gants adaptés peuvent améliorer l’adhérence sur les poignées tout en protégeant la peau.
Ils doivent cependant conserver une bonne souplesse. Des gants trop épais peuvent rendre les commandes moins précises, notamment pour actionner le frein, l’accélérateur, les clignotants ou l’avertisseur sonore.
Les genouillères et les coudières
Les protections articulaires peuvent être utiles aux débutants, aux conducteurs qui empruntent des routes dégradées et aux personnes utilisant régulièrement leur trottinette. Les genoux et les coudes sont des zones fréquemment exposées pendant une glissade ou une chute latérale.
Pour rester confortables, ces protections doivent être suffisamment serrées pour ne pas tourner, mais pas au point de gêner la circulation sanguine. Un équipement inconfortable finit souvent par rester à la maison, même s’il offre théoriquement une bonne protection.
Les clignotants
Les clignotants facilitent l’indication d’un changement de direction sans obliger le conducteur à lâcher complètement le guidon. Cette fonction est particulièrement intéressante sur une trottinette, car tendre un bras peut déstabiliser la direction en raison du petit diamètre des roues et du guidon relativement étroit.
Ils ne remplacent toutefois ni l’observation directe, ni l’anticipation, ni la vérification de l’angle mort. Un automobiliste peut ne pas voir le signal ou mal interpréter votre trajectoire.
Le rétroviseur
Un rétroviseur aide à surveiller les véhicules qui approchent par l’arrière. Il peut réduire le nombre de mouvements brusques de la tête, particulièrement lorsque vous préparez un changement de direction. Il doit être solidement fixé et réglé une fois le conducteur placé dans sa position habituelle.
Une protection oculaire
Des lunettes adaptées peuvent protéger les yeux contre les insectes, la poussière, le vent et les petites projections. Même à vitesse réglementaire, recevoir un insecte dans l’œil peut provoquer un mouvement réflexe, une perte momentanée de visibilité et un écart de trajectoire.
Un antivol adapté
L’antivol n’améliore pas directement la sécurité pendant la conduite, mais il devient essentiel lorsque la trottinette est stationnée. Un modèle solide doit attacher une partie structurelle de l’engin à un point fixe. Verrouiller uniquement une roue ou un élément facilement démontable offre une protection limitée.
Quel équipement prévoir selon votre situation ?
Les besoins ne sont pas identiques pour un trajet de quelques minutes sur une piste cyclable sèche et pour un déplacement quotidien effectué de nuit sous la pluie. Le tableau suivant permet de construire un équipement cohérent sans confondre minimum légal et niveau de protection conseillé.
| Situation | Minimum réglementaire | Équipement conseillé en complément |
|---|---|---|
| Petit trajet urbain de jour | Freins, feux, catadioptres, avertisseur sonore et assurance | Casque et gants |
| Trajet urbain de nuit | Équipements de l’engin, assurance et équipement rétro-réfléchissant porté | Casque, éclairage complémentaire et protection oculaire claire |
| Pluie, brouillard ou faible visibilité | Équipements de l’engin, assurance et gilet ou élément rétro-réfléchissant | Casque, gants adhérents et vêtements imperméables visibles |
| Trajet quotidien dans une circulation dense | Équipement réglementaire complet et assurance | Casque, gants, clignotants et rétroviseur |
| Route hors agglomération exceptionnellement autorisée | Casque attaché, haute visibilité, éclairage complémentaire et feux allumés | Protections articulaires et équipement très visible |
🏆 Notre recommandation
Pour un usage régulier, le meilleur compromis consiste à conserver en permanence sur la trottinette un éclairage fonctionnel, des catadioptres propres, un avertisseur accessible et des freins correctement réglés. Le conducteur devrait compléter cette base avec un casque, des gants et un gilet réfléchissant rangé dans son sac lorsqu’il n’est pas porté.
Cette organisation évite d’être surpris par un retour plus tardif que prévu, une averse, du brouillard ou une baisse soudaine de luminosité.
Les erreurs les plus fréquentes concernant l’équipement obligatoire
Penser que le casque est toujours obligatoire
Le casque est fortement recommandé, mais il n’est pas systématiquement imposé pendant un trajet urbain classique. Présenter une recommandation comme une obligation affaiblit la fiabilité d’un guide. Il faut néanmoins retenir que son absence peut augmenter fortement la gravité d’une chute.
Rouler de nuit avec seulement le feu de la trottinette
L’éclairage de l’engin ne dispense pas le conducteur de porter un vêtement ou un équipement rétro-réfléchissant lorsque la réglementation l’exige. Le feu et le gilet sont complémentaires : l’un signale l’engin, l’autre rend la personne plus visible.
Oublier que la visibilité peut être insuffisante en journée
Le gilet n’est pas réservé à une utilisation après le coucher du soleil. Un brouillard épais, une forte pluie ou une luminosité très faible peuvent rendre son port obligatoire pendant la journée.
Considérer l’application mobile comme un avertisseur sonore
Une application, une alarme antivol ou un son produit occasionnellement par le moteur ne remplace pas un avertisseur accessible au conducteur. Le dispositif doit permettre de prévenir rapidement les autres usagers.
Installer des équipements sans vérifier leur fonctionnement
Un feu déchargé, un avertisseur inaccessible ou un frein mal réglé n’offre pas la sécurité attendue. L’obligation ne doit pas être comprise comme une simple présence matérielle : les équipements doivent pouvoir remplir leur fonction.
Supposer que l’assurance habitation suffit automatiquement
Tous les contrats ne couvrent pas de la même manière les engins motorisés. Une confirmation de l’assureur permet d’éviter de découvrir l’absence de garantie après un accident.
La checklist à vérifier avant de prendre la route
Une vérification rapide peut éviter une panne, une mauvaise visibilité ou une distance de freinage anormalement longue. Elle demande moins d’une minute lorsqu’elle devient une habitude.
- ✅ Le frein avant et le frein arrière répondent normalement.
- ✅ Les pneus sont suffisamment gonflés et ne présentent pas de dommage visible.
- ✅ Le feu avant fonctionne et reste correctement orienté.
- ✅ Le feu arrière est visible et suffisamment lumineux.
- ✅ Les catadioptres ne sont ni sales, ni masqués.
- ✅ L’avertisseur sonore fonctionne et reste accessible.
- ✅ La batterie permet d’effectuer le trajet prévu avec une marge de sécurité.
- ✅ Le système de pliage est parfaitement verrouillé.
- ✅ Le gilet réfléchissant est porté ou facilement accessible selon les conditions.
- ✅ Le casque est ajusté et attaché si vous choisissez de le porter.
- ✅ Votre assurance couvre bien l’utilisation de la trottinette.
Astuce : effectuez une vérification plus complète une fois par semaine si vous utilisez votre trottinette tous les jours. Contrôlez notamment les vis, le jeu dans la colonne de direction, l’état des pneus, les câbles et l’usure des éléments de freinage.
FAQ : équipement obligatoire pour une trottinette électrique
Le casque est-il obligatoire en trottinette électrique en ville ?
Non, le casque n’est pas systématiquement obligatoire pour un trajet urbain classique en trottinette électrique. Il reste toutefois fortement recommandé en raison du risque de traumatisme crânien. Il devient obligatoire dans certains cas particuliers, notamment lorsque la circulation est exceptionnellement autorisée sur certaines routes hors agglomération. Le gilet jaune est-il obligatoire en trottinette électrique ?
Un gilet de haute visibilité ou un équipement rétro-réfléchissant conforme doit être porté la nuit ou lorsque la visibilité est insuffisante. Cette dernière situation peut également se présenter en journée en cas de brouillard, de forte pluie ou de luminosité très faible. Faut-il obligatoirement une sonnette ou un klaxon ?
Oui. La trottinette électrique doit posséder un avertisseur sonore. Celui-ci doit permettre au conducteur de signaler sa présence en cas de danger. Il doit être correctement fixé, fonctionnel et facilement accessible depuis le guidon. Les clignotants sont-ils obligatoires sur une trottinette électrique ?
Les clignotants ne font pas partie de l’équipement minimal systématiquement imposé à toutes les trottinettes électriques. Ils restent cependant très utiles pour indiquer un changement de direction sans lâcher le guidon, notamment dans une circulation dense. Le rétroviseur est-il obligatoire ?
Non, le rétroviseur n’est généralement pas obligatoire sur une trottinette électrique. Il peut néanmoins améliorer la perception des véhicules arrivant par l’arrière et faciliter la préparation d’un changement de direction. Quels feux sont obligatoires sur une trottinette électrique ?
La trottinette doit être équipée d’un feu de position blanc ou jaune à l’avant et d’un feu de position rouge à l’arrière. Elle doit également posséder des dispositifs rétro-réfléchissants. Les feux doivent être utilisés lorsque les conditions de circulation l’exigent. Peut-on rouler si le feu arrière ne fonctionne plus ?
Il est déconseillé de poursuivre un trajet lorsque l’éclairage obligatoire ne fonctionne plus, particulièrement la nuit ou lorsque la visibilité est mauvaise. Le conducteur devient difficile à distinguer pour les véhicules arrivant derrière lui. Il est préférable de s’arrêter et de réparer ou remplacer l’équipement. Les gants sont-ils obligatoires en trottinette électrique ?
Non, les gants ne sont pas obligatoires pour une utilisation classique. Ils sont néanmoins recommandés, car les mains touchent fréquemment le sol en premier pendant une chute. Des paumes renforcées peuvent réduire les abrasions et améliorer l’adhérence sur le guidon. L’assurance est-elle obligatoire même pour une petite trottinette ?
Oui, dès lors qu’il s’agit d’un engin de déplacement personnel motorisé. Une assurance de responsabilité civile adaptée est nécessaire pour couvrir les dommages que le conducteur pourrait causer à une autre personne ou à ses biens. Quel est l’âge minimum pour conduire une trottinette électrique ?
En France, le conducteur d’un engin de déplacement personnel motorisé doit avoir au moins 14 ans. Il est également interdit de transporter un passager : une trottinette électrique est conçue pour une seule personne. Peut-on utiliser des écouteurs en conduisant une trottinette électrique ?
Non. Le port d’écouteurs, d’oreillettes ou de tout dispositif sonore à l’oreille est interdit pendant la conduite. Tenir un téléphone en main est également interdit. Ces pratiques réduisent l’attention et empêchent de percevoir correctement les bruits de circulation. Une trottinette débridée reste-t-elle autorisée sur la voie publique ?
Non. Pour circuler sur la voie publique, un EDPM doit respecter la limite réglementaire de vitesse maximale par construction. Une trottinette dont la vitesse maximale par construction dépasse 25 km/h ne peut pas être utilisée comme une trottinette électrique classique sur la voie publique.
Conclusion : que faut-il retenir avant de rouler ?
Pour circuler légalement, votre trottinette électrique doit posséder des freins efficaces, un avertisseur sonore, des feux de position avant et arrière et des dispositifs rétro-réfléchissants. Le conducteur doit également être couvert par une assurance adaptée.
La nuit ou lorsque la visibilité devient insuffisante, vous devez porter un gilet de haute visibilité ou un équipement rétro-réfléchissant conforme. Le casque n’est pas systématiquement obligatoire en agglomération, mais il reste l’une des protections les plus importantes pour limiter les conséquences d’une chute.
La meilleure approche consiste donc à ne pas s’arrêter au strict minimum légal. Un casque bien ajusté, des gants, un éclairage fiable et quelques secondes de vérification avant chaque départ peuvent transformer un trajet improvisé en déplacement beaucoup plus sûr. 🛴
Sources réglementaires
Les informations réglementaires de ce guide reposent notamment sur les publications officielles relatives aux engins de déplacement personnel motorisés.
- Ministère de la Transition écologique : réglementation des trottinettes électriques et EDPM
- Sécurité routière : réglementation des EDPM
- Code de la route : articles R412-43-1 à R412-43-4